Comment m’est venue l’idée de créer mon activité ?

Cette année, ma petite entreprise fêtera ses 10 années d’existence et j’en suis super fière. Mais bien sûr, il a fallu un petit moment entre l’idée de créer mon activité de secrétaire indépendante et la concrétisation de ce projet. Alors, je vais vous raconter le début de l’histoire.

Il me semble que c’est en 2005 ou 2006 qu’une petite graine est venue se déposer dans mon esprit. Je travaillais alors dans un commerce de bricolage, au service Négoce matériaux. Ce commerce se situant à 45 minutes environ de mon domicile, je devais donc partir très tôt et rentrer très tard, puis rester manger sur place le midi malgré une pause de 2 heures.

A l’époque, je regardais encore le journal télévisé. C’est donc Monsieur Jean-Pierre PERNAULT qui m’a transmis l’information qui, au final, changera ma vie. Il s’agissait d’un reportage sur une nouvelle façon de travailler : le télétravail, et surtout d’une interview d’une secrétaire indépendante qui venait de créer son entreprise. Au départ, je l’admets, j’étais un peu interloquée : “Ah oui, c’est possible de travailler ainsi” me disais-je, “Pourquoi pas ?” Puis sont apparues les images qui ont provoqué le déclic : elle avait installé son ordinateur portable sur sa table de jardin, sur une terrasse avec une magnifique vue sur la verdure. Et là, whaou ! J’ai su que je voulais un jour pouvoir jouir de cette liberté de travailler d’où je veux.

Cette idée est donc restée quelque temps dans un petit coin de ma tête. Jusqu’au jour où j’ai su que j’allais devenir maman, fin 2007. Forcément, de nombreuses questions se sont posées, puis surtout un petit pincement au coeur parce que j’avais tellement désiré ce bébé que je ne m’imaginais pas partir le matin alors qu’elle dormirait encore et revenir juste au moment de la coucher. C’est à cette période que j’ai commencé activement mes recherches sur le télésecrétariat.

Bébé est né en mai 2008, et après un petit congé parental de six mois, et donc une absence de quasiment neuf mois au total, j’ai repris mon travail. Au début j’ai été contente de retrouver un rythme, de sortir des couches et des biberons, mais l’ambiance au sein de mon équipe avait changé et je ne me sentais plus à ma place. Surtout, j’avais cette frustration de voir ma petite grandir très vite sans que je puisse en profiter.

Courant de l’été, mon employeur a informé le personnel que l’activité n’allait pas fort et qu’il devait supprimer un poste de secrétariat. Je n’étais pas du tout sur la liste, car je faisais partie des plus anciennes. Ce même été, alors que j’allais reprendre mon poste après 15 jours de congés, une de mes collègues – et je ne la remercierai jamais assez – m’a appelée pour me dire que mon supérieur songeait à me changer mes horaires, notamment me supprimer mes week-ends de trois jours que j’avais une semaine sur deux, et que des choses se tramaient derrière mon dos. J’ai été très contrariée, mais surtout déçue car avant mon congé maternité nous nous entendions très bien, et je n’avais jamais rechigné sur les heures, quitte à travailler très tard pour pallier à son manque de disponibilité la journée.

Je suis donc partie à mon travail un matin, croisé mon chef qui partait lui-même en congé, qui m’a juste dit “A mon retour de vacances, il va falloir qu’on discute”, sans plus de détails. Lorsqu’il a quitté le bureau, j’en ai vomi ! Eh oui, et c’est cela qui m’a permis d’ouvrir les yeux sur le fait que j’étais en train de me rendre malade.

Quelques minutes après, j’ai pris une grande respiration, monté l’escalier pour me rendre au bureau de mon patron et lui ai dit ceci : “Je sais que vous devez supprimer un poste et que vous n’arrivez pas à choisir, car cela vous fend le coeur de devoir licencier quelqu’un. Alors je vais vous aider, choisissez-moi ! Je vis à 45 minutes d’ici alors que les autres filles sont à moins de 10 minutes. J’ai un projet professionnel que je souhaiterais concrétiser, et ce départ me permettra de le faire”. J’ai aussitôt lu le soulagement sur son visage et il m’a répondu “Vous me retirez une aiguille du pied”.

En sortant de son bureau, je savais que j’avais pris la bonne décision et la photo que j’ai prise hier de mon PC sur ma terrasse me conforte encore plus.

Voici comment l’histoire a commencé. Et si vous avez envie de connaître la suite, laissez-moi un petit commentaire 😉

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